Thierry COMBEL nous propose cette lecture dont Le texte infra est la recopie intégrale d’une note du CESA disponible sous ce lien.

Emploi de la puissance aérienne au cours des 72 heures après l’assaut du Hamas

Le matin du 7 octobre, l’attaque du Hamas constitue pour Israël une rupture stratégique. La mise en place par les groupes armés terroristes d’une offensive hybride coordonnée et la réponse israélienne immédiate offrent quelques enseignements préliminaires :

■ Le Hamas applique une stratégie hybride par la combinaison intégrée de modes d’action défiant les catégories traditionnelles de la conflictualité (action terroriste illégale/guérilla/militaire).

■ La diversification des moyens aériens à bas coût permet de compenser voire niveler temporairement une situation d’infériorité capacitaire et/ou technologique, et de mettre ponctuellement en échec les systèmes de défense anti-aérienne les plus robustes.

■ Au-delà des failles identifiées, la réaction israélienne rapide puis l’intensité de la riposte rap- pelle que la puissance aérienne, et plus particulièrement la supériorité aérienne détermine le rap- port de force et la liberté d’action au sol.

■ Les moyens de mobilité aérienne offrent la première capacité de réaction et dimensionnent le tempo de la montée en puissance des forces terrestres en vue de la riposte.

■ Les effets délivrés par la puissance aérienne sont un prérequis indispensable à la préparation et la conduite des opérations en vue d’une offensive terrestre, quel que soit le type de terrain à investir.

■ Dans un contexte de combat urbain en milieu densément peuplé, les autorités politiques et militaires doivent soupeser le rapport entre le traitement (par frappes aériennes) d’objectifs dument ciblés et le coût des dommages collatéraux, directs (victimes et infrastructures civiles) et indirects (rappel au strict respect du droit international humanitaire, hostilité de l’opinion publique inter- nationale, etc.).

■ Engagés dans une guerre des récits, les deux parties s’évertuent à contrer les discours adverses et à fédérer autour d’eux, en interne comme à l’international, le narratif immédiat et sensationnel étant difficile à contrer/supplanter même en apportant des preuves.

Lancée dans la nuit du 6 au 7 octobre 2023 par des combattants terroristes de la bande de Gaza1 ,l’opération Dé- luge d’Al-Aqsa constitue pour Israël une surprise stratégique2. La fulgurance et la coordination de leurs actions au sol et dans les airs dans le cadre d’une même manœuvre opérative permettent aux assaillants de tirer parti de l’effet de surprise. Quelques heures après ces incursions, Tel-Aviv déclare l’état de guerre tandis que ses forces de défense et de sécurité amorcent une contre-offensive d’ampleur. Dans ce cadre, les moyens aériens israéliens jouent un rôle de pre- mier plan et réalisent les premières frappes contre la bande de Gaza.

Cette note envisage la rupture que constitue l’assaut (1), les moyens et modes d’action qui l’ont permise (2), la réaction israélienne à très court terme (3) et la bascule vers la riposte après les premiers jours (4). Afin de jeter un regard averti et critique sur ces premières « 72h », la place de la puissance aérienne accordée par Israël pour atteindre ses objectifs revendiqués sera examinée (5). Enfin, des enseignements sur l’emploi de la puissance aérienne à tous les niveaux pourront être dégagés (6).

Surprise et saturation des défenses anti-aériennes israéliennes

Durant les premiers développements de l’offensive, près de 3 000 roquettes sont tirées depuis Gaza en direction d’Israël. Cette densité de feu indirects est très supérieure à celles rencontrées lors des précédentes actions des groupes terroristes de Gaza. A titre d’exemple, lors de l’opération Gardiens des Murs (mai 2021), 4 300 roquettes avait certes été comptabilisées, mais en 11 jours. 90 % d’entre elles avaient été interceptées par le Dôme de Fer.

Le Hamas obtient une saturation momentanée de la défense anti-aérienne israélienne. Celle-ci est de surcroît aggravée par l’état des réserves en intercepteurs (entre 600 à 800 Tamir en 2023) et par le délai de rechargement d’une batterie (une heure) qui influe sur la disponibilité opérationnelle des systèmes. En outre, bien que cette problématique de la saturation du Dôme de Fer a déjà été mise en exergue lors des précédents conflits, les derniers événements soulèvent la question dans la durée du rapport coût/efficacité du système (50 000 USD pour un Tamir contre quelques centaines/ milliers pour une roquette).

Grâce à cette recherche de saturation, l’emploi par le Hamas de vecteurs à bas coût, rustiques et dépourvus de système de guidage peut dans certains cas, comme a priori lors de l’attaque du 7 octobre, atteindre des cibles. Il permet également de faire planer au-dessus de l’adversaire une menace aéro-psychologique indiscriminée et ostentatoire, visuelle comme sonore.

1 – Des moyens d’attaque connus, à l’efficacité renforcée par de nouveaux moyens aériens pour une attaque hybride et dévastatrice

Selon des estimations, le Hamas dispose d’un arsenal de 10 000 roquettes3 alimenté par les réseaux de contrebande et l’aide extérieure iranienne4. Téhéran fournit, par exemple, les modèles Fajr-3 et -5 de courte portée mais suffisante pour couvrir la majeure partie du territoire israélien. Le corps des Gardiens de la Révolution islamique – notamment l’unité 340 et la Force Al-Qods – serait particulièrement impliquée dans ces livraisons.

Le Hamas a également acquis un savoir-faire lui permettant d’organiser une proto-industrie locale de roquettes. De conception artisanale, elles ont une allonge comprise entre 10 et 250 km. Par exemple, l’un des modèles le plus usité, la Qassam (17-20 km), se compose d’un cylindre métallique provenant des tuyaux de canalisations et propulsé à l’aide d’un mélange de sucre et d’engrais potassiques.

Concomitamment à ces tirs de roquettes et aux infiltrations des unités au sol, certains combattants du Hamas, affectés dans les « escadrons Saqr », franchissent la frontière à l’aide de para-moteurs. Ce procédé fait écho à « la Nuit des deltaplanes » du 27 novembre 1987 durant laquelle deux commandos du Hezbollah s’infiltrèrent en territoire israélien depuis le Sud-Liban.

Le Hamas emploie différents modèles de drones tactiques pour des missions de frappes et de renseignement. À l’instar des précédents conflits de 2019 et 2021, on observe l’usage de munitions téléopérées dont les modèles à voilure fixe Zouari et Shehab. Ce dernier s’inspire du drone iranien Ababil/-2. Il aurait une portée de 250 kilomètres et une capacité d’emport de 30 kilos5.

Les attaques réalisées par ces drones ont facilité le franchissement de la frontière par les commandos. Certaines d’entre elles ont ciblé les systèmes de communication et les postes d’observation et mitrailleuses téléopérées des rideaux défensifs composant le Mur de Fer afin de dégrader localement les capacités de surveillance et de défense israéliennes. Autant de fenêtres d’opportunité qui furent ensuite exploitées par les unités au sol.

Ces efforts en termes de ciblage et de coordination témoignent du niveau de préparation et d’expertise auquel se sont hissés les opérateurs du Hamas. Un phénomène similaire peut être constaté chez d’autres groupes armés non-étatiques régionaux – du Hezbollah au Sud Liban à l’État islamique en Irak/Syrie – avec non seulement une banalisation dans l’utilisation des drones mais également leur emploi à des fins de reconnaissance ou de combat en soutien des unités au sol.

Cette utilisation « banalisée » et large des drones lors de l’offensive du 7 octobre interroge aussi sur l’efficacité réelle des moyens de lutte anti-drones (LAD) israéliens tant en terme de détection qu’en matière d’intervention et, de façon plus générale, sur les angles-morts des systèmes de protection et de défense du Mur de Fer face à ces menaces. Cette question peut d’ailleurs être généralisée au reste des unités de Tsahal comme l’illustre la neutralisation d’un char Merkava Mk.IV, victime du largage vertical d’une roquette PG-7VR par un drone, ce qui a permis de contourner son système de protection actif (Windbreaker – Hardkill) malgré les enseignements du conflit en Ukraine.

Si l’existence d’un centre de commandement et de contrôle spécifique aux drones reste à confirmer6, leur intégration au sein de la manœuvre opérative représente une évolution significative des leviers d’action du Hamas. L’emploi d’une proto-composante aérienne de façon synchronisée et en appui des unités au sol renforce l’effet de surprise en exploitant les failles du système de défense israélien7.

Ces modes opératoires agiles et adaptatifs sont aussi complétés par des actions dans le champ informationnel – vidéos des survols de para-moteurs, des lancements de drones – venant ainsi renforcer et diffuser l’idée d’une nouvelle maturité tactique, voire opérative du Hamas. Le partage de clichés par l’organisation de ses systèmes de défense sol-air Mutabar-1, malgré leur efficacité somme toute limitée, alimente les discours du Hamas. Il cherche à montrer au reste du monde l’aguerrissement de ses moyens et tactiques militaires au point de lui donner des allures d’ersatz d’armée régulière.

2 – Réaction rapide d’Israël grâce à l’emploi de la puissance aérienne

La communauté du renseignement aurait failli à déceler les invasions potentielles à cause de la saturation de l’infor- mation. Une fois l’attaque perpétuée, Tsahal aurait mis la journée pour évaluer la situation, puis décider de la riposte à adopter. Seule l’IASF et les forces spéciales auraient fait preuve de réactivité immédiate. Toutefois, l’ampleur de la réaction aurait été limitée par le pré-positionnement de la plupart des unités aux frontières Est et Nord. La diminution progressive des critères d’engagement et de fermeté de la riposte appliquée aux incursions aurait également perturbé l’appréciation de situation et retardé la première réaction. L’infiltration de centaines de combattants à pied et en véhicule dès l’aube et se dispersant rapidement sur le sol israélien soulève également la question du nombre d’effecteurs aériens et de leur degré de mise en alerte.

Passé l’effet de sidération suscité par l’attaque du Hamas, l’Israel Air and Space Force (ISAF) permet aux autorités israéliennes de réaliser une contre-attaque rapide visant à restaurer la sécurité du pays, notamment au voisinage de la bande de Gaza, et ainsi d’entraîner la mobilisation générale du dispositif de défense et de sécurité. L’IASF participe aux opérations d’assistance, de transport de troupes et de logistique. Plusieurs appareils du 669e escadron décollent en réaction immédiate pour déposer des membres de l’unité « Shaldag » des forces spéciales-Air au plus près des zones de combats afin de reprendre l’initiative et le contrôle des territoires israéliens aux abords de la bande de Gaza. Par la suite, d’autres hélicoptères appartenant à 3 escadrons d’hélicoptères décollent sur court préavis8. Ils réalisent notamment des missions de recherche et sauvetage au combat9 ainsi que des évacuations sanitaires. Dans le cadre de ces rotations, un hélicoptère de transport lourd CH-53 est endommagé puis détruit par un missile antichar tiré par les combattants du Hamas10.

Les F-15 et F-16 auraient mené les premières frappes air-sol au cours de la matinée11. Ces appareils profitent de la relative permissivité de l’environnement aérien à l’exception des basses couches où existe une potentielle menace résiduelle. Celle-ci s’explique par la présence de systèmes sol-air portatifs de très courte portée, notamment les Misagh fournis par Téhéran, dans l’arsenal du Hamas.

L’IASF emploi également ses drones MALE Hermes12 pour des missions d’ISR (Intelligence, Surveillance, Recon- naissance) et de bombardement au-dessus de la bande de Gaza. Les Heron TP semblent également engagés dans des frappes sur les positions du Hamas à la suite du feu vert accordé par Berlin concernant leur utilisation13.

L’arme aérienne israélienne contribue également à la montée en puissance du dispositif militaire. Une fois l’état de guerre déclaré quelques heures après les attaques, l’IASF mobilise, en plus de vols civils, ses avions de transport tactique C-130J Super Hercule14 pour soutenir la mobilisation de 360 000 réservistes et rapatrier un certain nombre d’entre eux depuis l’étranger (attaque survenue pendant les vacances israéliennes).

3 – De la réaction à la riposte : frappes aériennes d’une intensité sans précédent, « nations en armes »

La réaction israélienne débute également par une campagne aérienne d’ampleur. Quatre heures seulement après les premières incursions du Hamas, Tsahal officialise l’opération Glaives de Fer (Swords of Iron) et annonce avoir mené des frappes sur la bande de Gaza.

Celles-ci suivent un plan de ciblage répertoriant un ensemble des cibles pré-identifiées par le renseignement israélien. Actualisé en continu, il comprend des cibles dites de haute valeur, (high-value targets – cadres militaires, experts en armement), des infrastructures stratégiques et le « Métro » souterrain de la bande de Gaza15. Malgré la nature militaire de ces objectifs, l’intensité des frappes conduites dans une zone densément peuplée (21 034 habitants/km2) et les calibres de certaines bombes utilisées – comme les GBU-31 de 910 kg – occasionnent de nombreux dommages collatéraux. Afin de les circonscrire au maximum, l’IASF applique la technique du « roof knocking »16 afin de prévenir les non-combattants occupant les bâtiments qui vont faire l’objet d’une frappe aérienne17.

Le 7 octobre, à 12h49, soit un peu plus de deux heures après le début de la riposte aérienne, 16 tonnes de muni- tions avaient déjà été délivrées sur la bande de Gaza. Une heure plus tard, Tsahal annonce 17 frappes aériennes sur des complexes militaires, des centres C2 et des immeubles d’habitation abritant des équipements du Hamas. La pression appliquée par les forces aériennes israéliennes se renforce dans les heures suivantes. Dans la nuit du 7 au 8 octobre, on dénombre 426 frappes air-sol18 sur des objectifs combattants à Gaza (centre C2, site de stockage en armement) ainsi que sur les assaillants du Hamas en territoire israélien. Le 8 octobre, l’IAF annonçait avoir traité 1 200 cibles et tué plus de 400 combattants ennemis depuis le début des affrontements19.

L’histoire récente des affrontements militaires israélo-palestiniens illustre la place central occupée par les forces aériennes israéliennes dans le récit israélien. Grâce aux flux vidéos enregistrés par les capteurs, les images diffusées sur les réseaux sociaux permettent d’illustrer la détermination affichée par les dirigeants politiques. « L’ennemi paiera un prix sans précédent », promet le Premier ministre israélien20. L’IASF bénéficie d’un véritable prestige au sein de la population israélienne : par son action et ses succès historiques, elle contribue à la résilience (esprit de défense) de la nation par une communication dite « incarnée » et proactive à l’attention des Israéliens : « Du sol au ciel, le personnel de l’Air Force vous protège 24h/24, 7j/7 ».

Elle contribue ainsi à véhiculer l’idée d’une union nationale et le récit d’un pays pleinement mobilisé à la faveur des images du transport des réservistes21. La stratégie de communication opérationnelle de la force aérienne israélienne sur les réseaux insiste sur le profil de jeunes femmes et hommes déterminés et solidaires dans la guerre qui s’annonce. Elle permet ainsi de diffuser et de renforcer l’esprit de défense22, dans les jours et les semaines qui suivent le début de l’intervention.

4 – Au-delà des « 72 heures » : la puissance aérienne, un outil indispensable mais insuffisant pour atteindre seul les buts de guerre

En réponse aux attaques du 7 octobre, les autorités politiques israéliennes fixent aux armées l’objectif de destruction physique du Hamas. Parallèlement à leur plein engagement dans une campagne aérienne intense, elles font planer la menace d’une offensive terrestre.

Par leur permanence, leur réactivité et leur moindre exposition au risque, les appareils de l’IASF (hélicoptères de combat et de transport, avions d’attaque au sol et de renseignement, drones) offrent ici un confort opératif manifeste.

Mais les forces israéliennes se retrouvent très tôt confrontées à la stratégie du « bouclier humain », qui les oblige à restreindre leurs actions afin de limiter les pertes civiles qui doivent rester à un niveau conforme du droit international humanitaire, au risque de s’aliéner tout ou partie de l’opinion publique internationale. Cette campagne aérienne fait face à la contrainte de la proportionnalité et de l’acceptabilité des dommages collatéraux.

L’existence du « Métro » en-dessous de Gaza accroit encore l’imbrication entre les terroristes et la population civile, tout particulièrement dans (et sous) les lieux « protégés » par le droit (hôpitaux, écoles, lieux de culte, etc.). Constituant une cache idéale pour les centres de commandement, les stocks de munitions et la logistique du Hamas, ces dédales de tunnels apparaissent aussitôt comme l’un des centres de gravité opératif de l’opération Glaives de Fer. D’une longueur cumulée de 500 km, ce réseau descendrait à plus de 30 m de profondeur, ce qui pose la question du type d’armement à utiliser pour provoquer sa destruction et, à terme, sa condamnation définitive. Pour obtenir ce dernier effet à coût maitrisé, l’offensive terrestre, sous des modalités qui se sont longtemps cherchées, deviendra nécessaire.

En surface, la défense du Hamas tire également parti des destructions du bâti qui ralentiront la progression des troupes au sol, sans compter les risques de minage des débris et d’embuches.

5 – Enseignements opérationnels, tactiques et stratégiques des premières « 72 heures » après l’assaut

L’effet indéniable de l’opération Déluge d’Al-Aqsa a mis en lumière les limites du Dôme de Fer et les failles du Mur de Fer. Sur la question de la saturation des défenses sol-air, le déploiement à terme du système Iron Beam (interception par laser) pourrait améliorer à la fois l’efficacité et le coût des interceptions. Ce conflit rappelle l’importance de la lutte anti-drones pour la défense et la protection du territoire et des forces militaires face aux difficultés de détections et d’interception de ces appareils (petites dimensions, faible surface équivalente radar, peu bruyants, vol en basse altitude, en essaim, mise en œuvre à proximité de l’objectif). Malgré la sophistication des systèmes israéliens, ceux-ci ne semblent pas avoir été en mesure de cantonner ces incursions aériennes à la fois nombreuses et difficilement décelables en raison de la taille et de la discrétion de ces plateformes face aux radars.

La puissance aérienne a cependant permis d’apporter une première réponse rapide à cette attaque surprise per- mettant de sortir promptement de l’état de sidération. En déclenchant une campagne aérienne de bombardement et en alimentant en temps réel la connaissance situationnelle dans la bande de Gaza, Tsahal se fixe comme objectifs la neutralisation du Hamas et la libération des otages. Outre les missions d’interdiction aérienne (Air Interdiction), le triptyque avion/hélicoptère/drone agit en appui aérien rapproché (CAS) de l’offensive terrestre.

Cette campagne aérienne d’ampleur pose toutefois la question du seuil d’acceptabilité des dommages collatéraux causés par les bombardements. La recherche d’un seuil optimal, notamment au regard du droit international humanitaire et de l’opinion publique internationale, demeure un souci permanent pour que le succès militaire ne compromette pas la finalité stratégique, voire politique de l’intervention.

Annexe : La dimension aérienne des premières actions du conflit Hamas-Israël, du 7 au 9 octobre 2023

1 – O. Zajec, « Les angles morts de la « surprise » stratégique », DSI, n°168, novembre-décembre 2023.

2 – L’attaque est lancée au lendemain des 50 ans des attaques surprises des pays arabes contre Israël en octobre 1973.

3 – Le renseignement israélien estime à 30 000 le nombre de roquettes dans la bande de Gaza.

4 – Le Hamas s’approvisionne également en grenades anti-char de type RPG auprès de la Corée du Nord.

5 – « Meet The Zouari Kamikaze Drones During Operation Gaza »Defence News, 13/10/2023.

6 – S. Bendett, « Hamas recently published a video of some kind of command and control (…) »Twitter, 09/10/2023.

7 – L. Antebi, « Life and Death in the Hands of the Drone: The Small, Cheap Devices Early in the Swords of Iron War »Institute for National Security Studies (INSS), 26/10/2023.

8 – Hélicoptères de transports lourds CH-53D Yasur, hélicoptères de manœuvre Yanshuf 3 (UH-60A/L et S-70A-50/55).

9 – L’unité spéciale de reconnaissance tactique n°669 spécialisée dans les missions CSAR est sollicitée pour transporter les soldats blessés. Les escadrons d’hélicoptères n°118 Night Predators, n°123 Desert Owl et n°124 Rolling Sword sont également déployés dans le cadre de missions d’évacuation médicale (MEDEVAC) en collaboration avec les services médicaux et de sécurité israéliens.

10 – Military Advisor, Tweet, 13 octobre 2023. Le Hamas aurait bénéficié de livraison de lance-grenade antichar propulsée de type RPG en pro- venance de Corée du Nord, selon U. L. Harpleyu, « Experts Say Hamas Used North Korean Weapons : What It Means for Israel, Nuclear Arms »Air and Space Forces Magazine, 21/10/2023.

11 – D. Cenciotti, « Israel ‘At War’ in Gaza after Hamas launches massive surprise hybrid Attack »The Aviationist, 08/10/2023.

12 – Moyenne Altitude Longue Endurance. Les drones utilisés sont plus précisément des Hermes 450 Zik et des Hermes 900.

13 – « Germany clears Israel’s use of two Heron TP »Reuters, 11/10/2023.

14 – Publication de l’IASF sur Twitter, 10/10/2023.

15 – A. Kalo, « AI-Enhanced Military Intelligence Warfare Precedent: Lessons from IDF’s Operation “Guardian of the Walls »Frost & Sul- livan, 9/11/2021.

16 – « Le « cognement sur le toit » se produit lorsque l’IASF cible un bâtiment avec une bombe bruyante mais non mortelle qui avertit les civils qu’ils se trouvent à proximité d’un objectif qui va faire l’objet d’une frappe. Cette méthode est utilisée pour permettre à tous les résidents de quitter la zone avant que Tsahal ne frappe le site. », in « How Does the IDF Minimize Harm to Palestinian Civilians ? »IDF, 15/11/2012.

17 – R. Yishai, « The First Artificial Intelligence War ; The New Intelligence Methodes in « The Guardian of the Walls »Ynet, 27/05/2021.

18 – « Israeli forces fight to drive out Hamas militants as death toll passes 600 »BBC, 08/11/2023.

19 – Israeli Air Force, Twitter, 9/10/2023.

20 – « The enemy will pay an unprecedented price. », 07/10/2023.

21 – L’IASF compte dans ses rangs 55 000 réservistes.

22 – IASF, Tweet « We have no other country. », 2023/11/07.

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